20 mars 2008
Demain, l’ordinateur
En ce début de XXI ième siècle, nous nous sommes tous (ou presque) approprié les outils informatiques et l’objet « ordinateur » est devenu, tant sur notre lieu de travail qu’à notre domicile ou sur la route un compagnon dont plus personne n’envisagerait de se passer.
Cependant une vraie rupture technologique est en train de prendre forme. L’ordinateur est en train de se dématérialiser. Ainsi l’objet que nous connaissons depuis la fin des années 1970 va disparaître au profit de multiples objets intégrants les dernières innovations en termes de puces, d’interfaces de saisie et de visualisation et bien entendu d’applications...
L’ordinateur se fera invisible, mais il sera omniprésent. La définition même de celui-ci devra changer. Nous ne parlons plus depuis des décennies de « lampe électrique », de « réfrigérateur électrique », ou encore de « téléviseur électrique ». Car cela va de soit ! À l’avenir un objet quelconque sera composé de puces, d’interfaces et de logiciels. Il effectuera de lui-même les calculs pour lesquels il a été conçu. Ceux-ci pourront être fort simples, basiques même. D’autres seront bien plus complexes, mais dans les deux cas, leurs résultats seront « transparents » pour l’utilisateur. L’objet se bornera à nous communiquer une information qu’il nous présentera sous une forme ou sous une autre. Bref, l’objet intègrera une forme d’intelligence qui lui sera propre. La technologie ne sera plus un argument de vente, elle sera invisible. Elle ne perturbera plus l’utilisateur. Celui-ci achètera des fonctions intelligentes, du confort d’utilisation mais aussi et surtout, de la symbolique, du sens, de la perception…
Depuis quelques années le géant Microsoft l’a parfaitement compris en demandant à de jeunes créateurs et à des étudiants de plancher sur leur vision de « l’ordinateur du futur ». Ainsi les résultats du concours annuel « Next-Gen PC Design 2007-2008 » seront annoncés au mois de mai prochain. Ci-dessous quelques projets pour lesquels les internautes ont voté…





mars 20, 2008 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
05 décembre 2007
La mort du livre ?
Je n’aime pas du tout ce titre. Il me met même en colère. Il est cependant régulièrement utilisé par la presse depuis des années lorsqu’il s’agit de parler du serpent de mer « e-book » ou "Livre électronique". Rien ne meurt, tout se transforme pour paraphraser Lavoisier. Il en va de-même pour le livre. Quand va-t-on enfin le comprendre ? Tout comme la radio et la télévision n’ont pas fait disparaître le spectacle vivant, tout comme le web ne condamnera en rien la presse écrite, tout comme l’internet, encore lui, ne fera pas disparaître la création musicale et la juste rémunération des auteurs, compositeurs et interprètes.
Le livre électronique ne condamnera jamais l’objet « livre ». Le livre tel qu’on le connait aujourd’hui subsistera encore longtemps, deux ou trois générations, en tout cas en termes de marché de masse. Il ne disparaîtra jamais en terme « d’objet ». Mais il sera alors bien plus rare… Le marché de masse se transformera tôt ou tard mais encore faut-il (comme toujours) que toutes les conditions soient réunies…
Tous les essais de mise sur le marché de livres électroniques ont jusqu’alors largement échoués. Ces échecs étaient parfaitement prévisibles. En voici les raisons :
La technologie
Immature ! On ne peut remplacer un objet aussi palpable et sensuel qu’un livre (volume, poids, souplesse, solidité, conservation et même odeur…) par une boîte noire équipée d’un écran LCD, d’une batterie, d’un circuit intégré et de 3 boutons pour toute interaction. L’interface homme/machine doit absolument être aussi intuitive, confortable et palpable que le livre traditionnel. Le changement culturel serait brutal. Il s’agirait donc d’acheter un « lecteur électronique de textes et d’images » dont la mémoire pourrait contenir des bibliothèques entières plutôt que des dizaines, des centaines d’objets « livre » ? Le futur e-book de masse cumulera forcément les avantages du livre et ceux de l’électronique sans leurs inconvénients.
Le marché des lecteurs/utilisateurs
Aucun utilisateur ne passera au livre électronique s’il y perd quoi que ce soit. Il ne sera convaincu que si on lui propose des services ou des fonctions supplémentaires réellement convaincantes à ses yeux ! Lire n’est pas une activité comme une autre. Cette activité implique un minimum de concentration et de réflexion. Elle permet d’échapper un temps au réel. Elle ne suppose aucune contrainte. On s’attache à un livre, on le feuillette de temps en temps, on l’annote, on le laisse traîner négligemment sur une table, un fauteuil, on le classe parfois religieusement dans sa bibliothèque. Certains d’entre eux sont achetés à la va-vite, puis jetés une fois « consommés ». Le livre n’est décidemment pas un objet et un média comme un autre ! La question est la fois évidente et complexe : Pour quelles raisons obscures nous passerions-nous du « livre » ?
Le marché des auteurs et éditeurs
Comme dans le monde musical, les éditeurs devront faire face à un nouveau média, une nouvelle approche, un nouveau modèle économique du livre basé sur un modèle qui pourrait à terme émerger du marché de la musique. Là encore quel tsunami culturel pour les éditeurs ! Seront-ils plus rapide au démarrage que leurs confrères du disque ? Rien n’est moins sûr tant le livre « imprimé » est ancré depuis des siècles dans nos cultures.
Des pistes pour le futur
De mon point de vue, le futur « e-book » ne sera probablement pas un « terminal lecteur de livres » (quelle que soit sa forme ou son interface) à l’exception toute fois de certains marchés comme celui des notices techniques et de la maintenance. Sur de tels marchés interviennent forcément des notions d’efficacité, de productivité et de sécurité.
Pour voir poindre des livres électroniques à l’horizon, il faudra se pencher sur les développements de technologies telles que celles du « e-paper » et de l’ « e-ink ». Car c’est bel et bien le papier qui évoluera. Chaque page devra être un « écran ». Chaque page devra être aussi fine, souple et malléable qu’une page faite de cellulose.
En termes d’interaction, le lecteur devra pouvoir modifier le corps du texte à sa convenance. Il pourra passer d’un texte foncé sur fond clair à un texte clair sur fond foncé. Le livre devra pouvoir être lu en pleine obscurité, sans l’apport de lumières extérieur. Voilà un vrai plus.
Il est évidemment hors de question d’être obligé de recharger la batterie de son livre. Le livre devra forcément être totalement autonome et très peu gourmand en énergie.
Le lecteur pourra afficher texte et/ou images. Il pourra faire des renvois à la demande vers le sommaire, il pourra consulter la bibliographie et commander les ouvrages, filtrer les contenus, afficher les contenus des annexes, textes, images, sons ou encore vidéos. Il devra pouvoir faire des annotations, surligner, envoyer une sélection par mail, consulter un dictionnaire ou encore une encyclopédie, etc.
Le lecteur pourra accéder à des articles externes ; articles de presse, critiques, commentaires de lecteurs, à d’autres ouvrages traitant du même sujet ou de sujets annexes. Il pourra enregistrer « dans son livre » ses préférences, notes et liens externes associés.
Le lecteur devra être en mesure de conserver son livre, de le ranger dans sa bibliothèque. Les informations qu’il contient devront être malgré cela consultables sur un ordinateur via un logiciel de gestion de la bibliothèque du type « iTunes » et utilisable dans le cadre de travaux connexes. Les droits d’auteurs devront bien entendu être pris en compte et acquittés dés l’achat du livre.
Enfin le tout devra être disponible à un prix très proche de celui d’un livre « papier » d’aujourd’hui.
L’économie deviendra de plus en plus immatérielle. A terme, celle du livre suivra le mouvement général, enclenchée par l’avènement des réseaux. En attendant, méfions-nous des fausses bonnes idées…
Le Cybook Gen3 de Bookeen
Une sélection d'ebook libres et gratuits à différents formats
Ebook sur Wikipedia
Epaper sur Wikipedia


décembre 5, 2007 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13 juin 2007
Une lumière immatérielle
Clearel Paris est une jeune société qui commercialise un nouvel éclairage tout à fait innovant pour l’intérieur et l’extérieur. La lumière apparaît sous forme immatérielle. Comment est-ce possible ? Il s’agit soit "d'optomorphisme", soit d’électroluminescence, le phénomène par lequel l’excitation électrique d’un cristal de phosphore provoque l’émission d’une radiation électromagnétique.
Les applications quant à elles, sont quasi infinies...
L’éclairage d’extérieur « Elice » est encastrable et totalement
étanche. Sa particularité est qu’apparaît au-dessus du luminaire une
sphère immatérielle, que l’on peut voir, mais pas toucher car elle n’a
pas d’entité physique... les dômes "Elice" font appel à l’optomorphisme.
Le « Monolithe » permet d’intégrer un objet sur lequel communique un
annonceur. Cet objet apparaîtra en jaillissement, dans le vide, dans
une sphère immatérielle de couleur. Il est possible de le voir, de le
photographier, mais pas de le toucher. Il n’a plus de corps physique
apparent. Il s’agit d’un réel support de communication en 3D. Les "Monolithes" font appel eux aussi à l’optomorphisme.
La technologie des «feuilles de lumière EL" se compose d’une
feuille, d’une connectique, et d’un générateur. Elle est un véritable
outil de balisage, de décoration, et de communication qui permet
d’illuminer un parcours, du mobilier, un message ou toutes sortes de
signalétiques à l’intérieur ou à l’extérieur.
Les feuilles de lumière font appel à l’électroluminescence.
Ces technologies peuvent être intégrées au sein de mobiliers, sols,
plafonds, murs ou encore PLV. Les architectes et les designers seront
les premiers à être fascinés par de telles possibilités…
Autres applications :

En savoir plus :
Clearel Paris
L'électroluminescence sur Wikipédia
juin 13, 2007 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Le bus réapproprié
Je vous ai déjà parlé en janvier dernier de Pr[i]me, l’entité conseil en innovation et design du groupe Altran. Cette entité a mené depuis 2005 une étude prospective sur le bus du futur. Ce projet, conçu par 3 membres de l’équipe design, Grégoire Gérard, Olivier Picard et Serge Roux, a reçu dans sa version initiale le 3ème prix du concours Re?bus organisé par l’APCI et l’UITP.
« Méridienne préfigure pour l’équipe Pr[i]me ce que pourrait être le bus de demain.
Face à une concurrence de plus en plus accrue au niveau des moyens de déplacement urbain (voiture, tramway, tram sur pneus, roller, vélo…), le bus reste pour l’instant l’un des éléments le moins séduisants du paysage urbain, tant en terme d’esthétisme que de prestations de services...
Méridienne est avant tout un lieu de vie. Imaginé comme un élément d’urbanisme, tout a été pensé pour que chaque utilisateur puisse retrouver le confort et l’espace de son habitat : une importante surface vitrée, une modularité des assises, un accès aisé (large ouverture), une ambiance lumineuse variable et indirecte, une terrasse… Méridienne n’est plus seulement un moyen de transport mais le prolongement de son habitation personnelle ».
« Méridienne », le résultat de cette étude est un magnifique concept qui repense totalement le transport en commun de surface. L’aspect développement durable fait partie intégrante du concept : vitrage en PET (entièrement recyclable), climatisation naturelle par convection, sol en bois recyclé, groupe motopropulseur assuré par des piles à combustible et Wimax sur tout le réseau.

Pour en savoir plus :
http://www.altran.com/
http://www.apci.asso.fr/
http://www.uitp.com/
juin 13, 2007 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13 novembre 2006
La révolution des MUP
La délocalisation de la production nous réserve dans un avenir proche quelques retours pour le moins inattendus ! Jusqu'ici, délocaliser sa production supposait, afin de rester compétitif, la création d'unités de productions parfois gigantesques dans des pays à coût de main-d'oeuvre faible. Dans les pays riches, des secteurs entiers (textile, électro-ménager…) basculent ainsi de l’ère industrielle vers une ère nouvelle et nécessaire, celle des services. Ce basculement dont j‘ai déjà parlé dans de multiples articles s’accompagne inévitablement de grincements, car ils supposent une réorganisation complète du champ social et de l’Etat.
Et si la délocalisation ne se faisait plus vers des usines du tiers-monde mais simplement vers nos bureaux ou nos garages ?!...
Idée saugrenue ?
Non, car il sera bientôt possible de réaliser certains objets simples chez soi ! C’est la révolution désormais annoncée des MUPs (Micro Usines Personnalisées). Qui aurait cru dans les années soixante-dix ou au début des années quatre-vingt, qu’il serait vingt ans plus tard banal d’imprimer chez soi, documents complexes, cartes de visites, cartes de vœux ou mieux encore, photos de famille d’une qualité quasi parfaites ? Qui aurait imaginé la révolution des réseaux, de la PAO grand public, des APN, des scanners ou autres Photophones ?
La production industrielle a désormais tendance à suivre la même voie. Bien entendu il est pour le moins utopique de penser pouvoir fabriquer un téléphone, un téléviseur ou même un grille-pain dans son salon, car quid des sous-ensembles électroniques ou mécaniques, des assemblages, des normes, de la diversité des matériaux et de leurs traitements ou même de la finition… Mais la fabrication de certains objets ou sous-ensembles simples tels qu’une façade de téléphone, une coque de baladeur numérique ou des éléments de mobiliers sont désormais tout à fait envisageables tant sur le plan technique qu’économique.
Imaginez la diversité des offres, des services, les possibilités de personnalisation que l’on pourrait créer si l’utilisateur pouvait se contenter « d’imprimer » l’objet chez lui !
Le marché aujourd’hui
Les bureaux d’études et les designers utilisent depuis plusieurs années déjà les services de sociétés spécialisées dans le prototypage rapide et ce en plus des services de maquettistes. Classiquement, le prototypage rapide permet de mettre au point une pièce alors qu’elle est en phase de définition technique. Les maquettes quant à elles permettent de définir et de valider une forme, un volume et les aspects ergonomiques d’un objet. Cette différence d’utilisation tend toute fois à s’estomper au bénéfice du prototypage rapide, car rien n’est plus simple (du moins en théorie) que de passer d’un fichier 3D à un objet réel. La encore les habitudes ont tendances à être totalement bouleversées…
La nouveauté tient au fait que le marché du prototypage rapide se développe à une telle vitesse que bientôt, à l’instar des imprimantes ou des scanner, les prix vont chuter et les technologies grandement s’améliorer.
Comment ça marche ?
Les technologies sont aujourd’hui nombreuses et variées. A base de résine ou de poudre polymérisées par un laser, ou à base d’un bloc de résine ou de mousse polyuréthane « sculptés » par une fraiseuse numérique, les technologies ont tendances à s’affiner de plus en plus et le marché à s’étendre rapidement. Pour réaliser un objet, la source est toujours un fichier issu soit d’un logiciel de CAO du type Pro-E, Catia, AutoCad ou d’un logiciel de modélisation du type Maya, 3D Studio ou encore Amapi ou Hexagon pour les plus accessibles. L’objet obtenu est alors conservé tel quel « brut de décoffrage » pour étude et validation de la pièce, mais peut également être « finalisé » (assemblage, peinture, aspect de surface, décoration…), afin de refléter l’aspect d’un produit fini.
Et demain ?
Nous pouvons aisément supposer qu’une machine (appelons-la une « imprimante 3D ») qui côute environ 14.000 EUR aujourd’hui, coûtera demain 4.000 EUR tout en bénéficiant de performances accrûes par rapport à la génération précédente. Puis 1.500 EUR après-demain, en bénéficiant encore une fois de meilleures performances que la génération précédente, et ainsi de suite… La loi de Moore ne s’appliquant pas uniquement aux micro-processeurs.
Le marché quant à lui se diversifiera. Accessible aujourd’hui aux professionnels exclusivement, car le poste budgétaire consacré aux maquettes, au prototypage rapide ou au prototypes classique est considérable, nous verrons apparaître une multitude de sociétés de services proposant la réalisation de tel ou tel objet à partir d’un fichier 3D trouvé sur le site web d’un fabricant de téléphone ou de lecteurs MP3 sur le modèle des « copy shop » ou des « cyber cafés ». Plus tard, il sera possible d’acquérir pour quelques centaines d’euros sa propre imprimante 3D.
Faisons encore un effort d’extrapolation : Dans 30 ans au plus, nos enfants vivront quotidiennement la révolution Nanotechnologies. Ce concept leur sera aussi familier que ne l’est l’ADSL pour notre génération. Triturer la matière au niveau moléculaire, voire au niveau atomique, ouvre des perspectives pour le moins étranges à nos yeux. Tout devient alors possible, voilà l’ordre des choses…
Agoravox : Les MUP par Joël de Rosnay
Icriq.com
novembre 13, 2006 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
24 juin 2006
Le « bureau » réinventé
L’université de Toronto propose une solution spectaculaire et fort réussie d’interface graphique 3D (vidéo)
La micro-informatique a réellement pris son essor avec l’invention de l’interface graphique, les icônes, la souris et l’invention de la fameuse métaphore du « bureau » en 1984 avec le Macintosh suivi de Windows. Depuis, l’interface utilisateur a fortement évolué, gagné en qualité graphique, en fonctions, en fluidité et en ergonomie. Le système de gestion de fichiers a quant à lui suivi le même chemin (fenêtres, listes, colonnes, fonctions de tri, recherche, etc.…). Mais les gains en termes à la fois visuels et ergonomiques ont été moins spectaculaires, en tout cas du côté utilisateur.
L’interface graphique telle que nous la connaissons ne devrait plus évoluer fondamentalement. Les progrès réalisés ces dernières années avec MacOS X et le serpent de mer Vista sont certes dus aux compétences des équipes de développeurs (par exemple l’intégration réussie du format PDF), mais surtout à la prodigieuse montée en puissance des cartes graphiques. Les effets visuels réalisables sur de telles plateformes font figure de prouesses graphiques et esthétiques mais côté fonctions, compréhension, simplicité d’apprentissage et d’utilisation, rien de bien nouveau…
La révolution est cependant pour demain ! Depuis quelques années, de nombreux laboratoires à travers le monde tentent de réinventer l’interface graphique de nos compagnons chéris. Certaines tentatives ont été vaines, d’autres plus abouties. L’Université de Toronto a présenté un projet d’une interface 3D particulièrement spectaculaire et bluffante ! Le chemin me semble être cette fois le bon. Je vous invite fortement à visiter leur site et surtout à télécharger les vidéos disponibles (attention plus de 100 Mo). Vous serez surpris par la qualité graphique de l’interface ou par les solutions fonctionnelles et ergonomiques envisagées (les menus contextuels 3D par exemple ou encore l’introduction de la notion de « poids » des fichiers qui fait très justement appel à… la gravité).
juin 24, 2006 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
09 septembre 2005
La civilisation de l’hydrogène
Nous sommes bel et bien dans un troisième « Choc Pétrolier ». À la différence notable des deux premiers, l’origine de celui-ci est à la fois structurel et conjoncturel. Les énergies fossiles sont de plus en plus rares et de plus en plus difficiles (donc onéreuses) à extraire et à transformer. De plus, nous ne pouvons décemment refuser aux pays émergents (l’Inde et surtout la Chine) un modèle de développement sur lequel nous avons nous-mêmes bâti notre propre puissance économique et politique, la « richesse » et le « bien-être » de nos populations. Les effets et les conséquences de cette situation en sont donc bien plus graves et bien plus durables...
Un retour de la « chasse au gaspi », du « 115 Km/h sur autoroute » ou du carburant végétal (à base de déchets organiques, de colza ou de betteraves) serait totalement illusoire, dérisoire, décevant et serait une fois de plus la preuve d’une déconnexion abyssale entre « l’Espace/Temps » des responsables politiques et les besoins et contraintes à moyen et long terme du citoyen lambda. En quelques mots, sûrement pas à la hauteur des enjeux. Quant aux énergies propres de type éolienne, solaire ou hydraulique, leur rendement est et restera peut-être toujours bien trop faible pour en faire des énergies de masse à faible coût.
Du roi pétrole…
Depuis près de deux siècles, nous avons
construit notre civilisation industrielle sur le postulat d’une énergie
quasi illimitée (à l’échelle de quelques générations en tout cas) et
financièrement abordable. Depuis lors, nous avons su profiter à plein
des énergies fossiles : charbon, puis pétrole et gaz. Nous sommes
conscient aujourd’hui du fait que ces énergies sont en phase de
raréfaction. Nous en avons extrait et profité de la plus grande part.
En France, la politique du tout nucléaire a été pendant des décennies
une bénédiction, bien que basée uniquement sur des considérations
d’ordre géopolitiques et d’indépendance énergétiques. C’était sans
compter sur le « réveil citoyen », la prise de conscience des années
soixante-dix des dangers intrinsèques au tout nucléaire et de ses
déchets à très longue période ou oublier tout simplement la nécessité
absolue et inaliénable à nos yeux de nous chauffer, de nous nourrir, de
nous déplacer ou de travailler sans nous ruiner tout en préservant la
qualité de vie de nos enfants et celle de nos petits-enfants… C’était
sans compter non plus sur l’indexation du prix du pétrole sur des
contextes politiques et géopolitiques devenus aujourd’hui obsolètes et
tout simplement inacceptables aux yeux de la population.
L’ère des énergies fossiles et du pétrole en particulier s’achève bien plus tôt que ses réserves ne le laissaient supposer. Ces énergies deviendront rapidement et financièrement inaccessibles bien avant leur raréfaction effective.
Au dauphin hydrogène
En attendant de pied ferme l‘énergie
ultime qu’incarne « l’antimatière » et qui ne fait aujourd’hui rêver
que les théoriciens les plus farfelus et les auteurs de
science-fiction, l’hydrogène est à la base de notre énergie de demain.
Elle est inépuisable, car produite à base d’eau et son utilisation ne
génère quasiment pas de déchets (rien à voir avec le nucléaire que nous
connaissons et le concept de fission de l’atome). Elle est par contre
très difficile à maîtriser et à stocker, car hautement énergétique
(pour une application dans les transports). Elle génère également des
températures aujourd’hui techniquement insurmontables et des
contraintes physiques dont les seules réponses ne sont pour l’instant
que théoriques (dans le cadre de centrales énergétiques à fusion –
ITER).
Le défi est colossal et le temps nous manque déjà.
Ce dont
nous avons besoin dés maintenant va bien au-delà d’une simple politique
volontariste ! Il s’agit d’un réel projet de société à long terme. Qui
en a conscience ? Que deviendrait notre quotidien (nos entreprises, nos
foyers) sans un accès constant, stable et très bon marché à l’énergie ?
Un grand projet énergétique basé sur le principe de l’hydrogène et à ses différentes applications pratiques (motorisations et infrastructures en premier lieu), nous ferait probablement oublier nos voitures à moteurs à explosion dans les 15 prochaines années, pour un rendement à peu près égal. Quant aux centrales énergétique, il faudra une bonne cinquantaine d’années pour passer de notions théoriques à une parfaite maîtrise de la fusion. La première centrale à fusion ne verra le jour (selon les résultats scientifiques et les priorités politiques) que vers 2060 ou 2070.
D’ici là nous aurons vous et moi probablement rejoint l’autre monde et la facture énergétique des sociétés occidentales nous fera au mieux doucement rigoler… Mais que laisserons-nous aux générations futures ? Sur quelles bases se construiront-elles ? Sur notre légendaire et bientôt historique inconscience, sur notre singulière capacité à ne penser qu’à notre propre confort ?
Association Française de l'Hydrogène
Institut de recherche sur l'hydrogène
Transfert.net - L'hydrogène, une énergie (presque) propre
CEA - L'hydrogène
ITER
septembre 9, 2005 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
25 mai 2005
Vers le web sémantique ?
Nous passons tous énormément de temps à trouver de l’information sur le web à l’aide de nos moteurs de recherche favoris. Ceux-ci sont certes de plus en plus sophistiqués, mais ils se contentent toujours de nous lister, parfois un nombre impressionnant de pages web sensées répondre aux mots clés saisis. Charge à nous ensuite de faire notre sélection des pages les plus pertinentes. En fait, les moteurs ne sont rien de plus que de simples index mis à jours de manière constante, balayant le web à la recherche de tous les liens possibles et inimaginables. La quasi totalité du contenu du web a été réalisé depuis son origine pour être tout simplement lu et non pas pour être manipulé de façon intelligente et coordonnée par des outils logiciels...
Dans l’avenir, cela va fortement changer. Donner du sens au web, tel est l’objectif du « web sémantique ». Il ne s’agit en rien d’un deuxième web superposé ou remplaçant le premier, mais de technologies avancées intégrées aux pages web d’une part et aux différents serveurs qui composent le web d’autre part. Ces futurs outils « comprendront » notre requête, ils effectueront des croisements et pourront même travailler de manière proactive. Ils seront capables en somme de répondre à une requête du genre « Je dois prendre rendez-vous avec le Docteur Durant ». Mon « agent intelligent » saura qu’il y a de très forte chance qu’il s’agisse du Docteur Durant dont le cabinet se trouve dans ma commune. Il me donnera ses coordonnées, ses jours de consultations, ses horaires et sera également capable de me proposer un rendez-vous en croisant son agenda et le mien. Il me donnera des infos sur ma mutuelle, les remboursements en cours, etc…
J’avoue qu’il s’agit d’un scénario qui ne convraincra que les plus
technophiles d’autres nous. Tant qu’il sera plus aisé de passer un coup
de fil à son secrétariat, donner du sens au web n’a pas un intérêt
flagrant. Mais appliquons ce type de requête aux domaines de
l’économie, de l’industrie, de la recherche, du droit, de la culture,
de l’histoire, de la géopolitique et à tous les domaines du savoir ou
des services, le web sémantique prend une autre dimension ! «
Fluidifier » l’information permettrait de la rendre incroyablement
efficace, pertinente et ouvrirait des champs de recherches et
d’applications totalement inédits.
Internetactu.net
Tim Berners-Lee
Abondance.com
mai 25, 2005 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack






