14 mai 2008
L’aérogel sort du lot
Voilà un matériaux étrange et fascinant. Crée au tout début des années 1930 mais connu du grand public depuis quelque temps seulement à l’occasion du lancement puis de la récupération de la sonde spatiale « Stardust », l’aérogel ou « blue smoke » bénéficie de quelques propriétés remarquables...
Contrairement à ce que son nom laisse à penser, ce matériau n’est pas (ou plus) un gel mais bien un solide composé de 99,8% d’air. Ce qui en fait le solide le plus léger au monde avec une densité record de 3 mg/cm³. Le presser légèrement ne laisse aucune marque, le presser plus fortement laisse un creux permanent. En le pressant fort, sa structure éparse s'écroule brutalement, il se brise alors comme du verre. Malgré cela, il est capable de supporter jusqu’à 2000 fois son poids et sa résistance à la chaleur est tout simplement stupéfiante. Sa couleur éparse et bleutée (d’où le petit nom de « blue smoke ») vient du fait que l’aérogel, composé quasiment que d’air, reflète la lumière de manière très particulière…
L’aérogel est obtenu en supprimant la composante liquide d’un gel de silice, mais cette dernière substance peut être différente, car il existe différents types d’aérogels. Celui-ci peut dorénavant être produit à partir du son (l’enveloppe du riz). Son coût de production va alors fondre de manière drastique rendant ce matériau de plus en plus accessible.
En devenant financièrement accessibles, les aérogels vont bientôt investir la sphère du design comme ils investissent tout doucement la sphère du bâtiment comme isolants. Nous trouverons rapidement des objets à base d’aérogels : du mobilier, des luminaires, des cloisons, des plafonds entre autres.
Pourquoi parler d’aérogels sur design-global.net me direz-vous ? Pour les mêmes raisons qui me font parler de Corian ou encore d’un matériau vieux comme le monde, le bois… Chaque matériau dispose de ses propres spécificités, qu’elle soient structurelles et objectives ou alors relatives et persceptives.
En design, un matériau est d’abord choisi pour répondre au mieux à une ou plusieurs fonctions ou contraintes. Parfois de nouveaux matériaux permettent d’envisager l’émergence d’objets totalement novateurs, de nouveaux scénarii, de nouvelles fonctions. Une chose est certaine, les aérogels n’ont pas fini de faire parler d’eux…

mai 14, 2008 dans Matériaux | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
14 mars 2008
Le Corian, matériau culte ?
Après le bois, le verre, les métaux, les matières plastiques, le PMMA et même le béton, le Corian, dont DuPont fête le quarantième anniversaire, serait-il enfin en passe de devenir un matériau majeur, voir culte ?
Il est vrai que ses atouts semblent fort nombreux. En voici une liste non exhaustive : A l’instar d’un bois brut, lamellé-collé, panneaux d’aggloméré ou MDF il peut être découpé, fraisé, percé, chanfraîné, raboté, sculpté, collé ou « soudé »). Telle une matière plastique traditionnelle le Corian est malléable. Il peut être plié à chaud ou moulé…
Le Corian peut être peint mais aussi livrable en une centaine de couleur (des neutres, des pastels, des tonalités terreuses, des tonalités foncées et noires ou encore des unis lumineux…). Il peut également être translucide dans de faibles épaisseurs. Enfin son touché peut être lisse, satiné ou grainé.
Mais le Corian est un surdoué !
Il est massif et dure
comme la pierre, il résiste aux impacts, il est hygiénique car non
porreux et indifférent aux tâches de toutes sortes. Le Corian est
rénovable en surface et réparable en profondeur, les jointures, une
fois soudées, sont invisibles. Cerise sur le gâteau, le Corian est un
matériau quasiment « vert » car renouvelable et car son taux de
composés organiques volatiles (COV) est très faible.
Les designers l’utilisent idéalement dans les secteurs des sanitaires (vasques, plans de travail, baignoires, cloisons…), de la cuisine (évier, plans de travail, revêtements…), de l’éclairage ou du mobilier.
Alors le Corian, matériau idéal ?
Eh bien oui… Malgré son
« grand âge » à l’échelle industrielle, le Corian est pour le designer
le matériau composite quasi idéal et ce, bien qu’il soit toujours fort
onéreux…


mars 14, 2008 dans Matériaux | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
30 novembre 2007
Le bois assure
Longtemps le bois a été mis de côté dans bien des domaines car trop évident, trop traditionnel. Ses multiples qualités surgissent pourtant à nouveau comme une évidence en ces temps de fièvre écologique...
Le bois n’est plus ce qu’il était !
Nos forêts produisent dorénavant un matériau furieusement tendance et
hautement technologique. Il peut aujourd’hui prendre quasiment toutes
les formes, qu’il soit utilisé de manière structurelle ou non...
Le bois n’est plus ce qu’il était !
Nos forêts produisent dorénavant un matériau furieusement tendance et hautement technologique. Il peut aujourd’hui prendre quasiment toutes les formes, qu’il soit utilisé de manière structurelle ou non. Les traitements, les méthodes de transformation (sciage, restructuration et reconstitution) ainsi que les méthodes d’assemblage sont très vastes et répondent à tous les besoins.
Un matériau hautement écologique.
A condition de ne pas se fournir dans les régions tropicales ou sub-tropicales mais d’une forêt proche et parfaitement gérée, le bois bénéficie d’un éco-bilan des plus positifs. Sa consommation en énergie grise est d’environ 300 kWh/T (8000 pour l’acier, 1000 pour la pierre). Il est solide, léger, souple, isolant, hydrofuge. Il résiste plus longtemps au feu que bien des matériaux, il est durable, recyclable et naturellement biodégradable.
Un matériau noble et sensuel.
Le bois est un des matériaux les plus nobles et sensuels qui soit. Chaud, vivant, se transformant au fil des ans, vieillissant comme un bon vin, le bois permet des finitions et des aspects de surface des plus divers ; lisses, feutrés ou encore satinés. Il provoque des sensations inimitables qui laissent à penser qu’une charpente, un bâtiment tout entier, un meuble est une entité vivante, s’exprimant au gré du vent et des saisons.
Des idées plein les cabats
Pour toutes ces raisons, de nombreux designers ont une véritable passion pour le bois. Il fait partie de ces matériaux de base qui permettent encore de multiples découvertes. Il est utilisé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, trituré dans tous les sens, assemblé de manière spectaculaire. Il est très répandu, peu onéreux et facilement transformable.

Clipchair : Blasius Osko en Oliver Deichmann (Moooi).

Favela : Fernando and Humberto Campana

Sculpt Cliboard : Maarten Baas (Baas & den Herder)

Maui : Terry Dwan
novembre 30, 2007 dans Matériaux | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack






