16 mai 2008
Je m’en sèche les mains !
Plus d’excuses à ne pas se sécher les mains dans les toilettes publiques ! Après l’avoir annoncé depuis des mois, Dyson sort enfin le sèche-mains « Airblade ». Comme à son habitude le fabriquant anglais se targue d’avoir déposé de multiples brevets avant de mettre sur le marché un produit très innovant ! L’est-il vraiment ?..
A n’en pas douter car les mains ne sont plus dirigées sous un unique et étroit flux d’air chaud, mais elles sont positionnées à l’intérieur d’une « gouttière » qui constitue l’Airblade. Ainsi, elles sont entourées par deux flux d’air froid mais très rapides (640 km/h) d’où un séchage plus efficace effectué en une dizaine de secondes. Les Airblades peuvent bien entendu être multipliés répondant ainsi à tous les contextes.
Voilà encore une parfaite illustration de ce qu’est un scénario lors d’une étude design. Les questions à se poser sont les suivantes : Quel est le scénario actuel et pourquoi ? Quel serait le scénario idéal et pourquoi ? Que doit-on mettre en œuvre pour réaliser ce scénario idéal ?
Ce sont vos pantalons qui vont être contents…


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15 mai 2008
Vive le vent...
Les énergies renouvelables ont le vent en poupe. Il est vrai que la prise de conscience que notre planète possède des ressources « finies » a commencée il y a quelques années déjà. Mais les hausses vertigineuses des prix du pétrole et du gaz ont achevé de nous convaincre d’aller, au moins dans un premier temps, diversifier nos sources d’énergies, même au sein de la cellule familiale.
Le marché est donc mûr et l’on voit fleurir deci delà des solutions à la fois élégantes et accessibles aux foyers lambdas. Telle cette éolienne conçue par Philippe Stark pour le groupe italien Pramac présentée fin avril à Milan à l’occasion du « Green Energy Design ». De forme très épurée et réalisée en polycarbonate, cette éolienne intègre tout le nécessaire à la production d’une énergie propre. Elle peut traiter selon les modèles de 10 à 60% des besoins énergétiques individuels pour un prix unitaire compris entre 300 et 400 Euros.
Nous en reparlerons à l’automne, lorsque le produit sera dans les rayons…
Interview au Figaro
Groupe Pramac
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28 mars 2008
Graine de pot
C'est en partant du constat qu’il n’existe pas de terre à l’état naturel dans une ville telle que Paris, que le designer François Clerc propose de considérer le terreau comme un produit et d’en faire la base de son projet "Graine de pot".
Ce projet aborde le jardinage pour ce qu’il est, c’est-à-dire une activité purement saisonnière en particulier dans un environnement urbain. « Il répond aux envies de jardinage qui naissent avec le printemps et disparaissent à l’automne », observe-t-il. La bonne idée consiste à proposer un pot biodégradable dont la durée de vie est la même que celle de la plante qui l’occupe (environ neuf mois)...
« Graine de pot » est à la fois un conditionnement et un système de culture qui réunit :
- la graine : une large gamme de plantes annuelles (légumes et fleurs),
- la terre : un terreau de culture compressé et séché,
- le contenant : en plastique biodégradable à base d’amidon de maïs ou de betterave.
Il suffit alors d’arroser le terreau pour le réhydrater (son volume étant alors multiplié par cinq) et pour alimenter la graine.
Ce produit qui en est au stade du développement mérite notre attention et nos encouragements. Répondant à un réel besoin de nature y compris sur nos terrasses et balcons, « Graine de pot » y ajoute des plus indéniables en proposant du « prêt à pousser » et en intégrant au processus de conception du produit sa fin heureuse dans une benne à déchets… verts.
Dossier complet (PDF - 1,1Mo)
François Clerc
Amidon de maïs
mars 28, 2008 dans Design produit | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
27 mars 2008
Madame Monsieur bonsoir
Madame et monsieur ne se lèvent pas à la même heure ?
Bien des radios-réveils proposent plusieurs alarmes, mais celui-ci ajoute la symbolique à la fonction avec un objet très bien réalisé. Chaque « bague » vibre à l’heure convenue tout en émettant un halo de lumière diffusé par des leds.
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06 février 2008
Vous avez dit « AGV » ?
Le 5 février dernier, Alstom a présenté à la presse sa nouvelle automotrice « AGV » pour « Automotrice à Grande Vitesse ». Celle-ci devrait remplacer peu à peu nos rames de TGV actuelles, arrivées technologiquement en bout de course. De conception entièrement novatrice, celle-ci devrait pousser encore plus loin les capacités de transport à grande vitesse des différents réseaux européens et selon le constructeur, bien au-delà…
Alstom annonce une vitesse commerciale maximum de 360km/h (contre 320km/h pour les plus rapides des TGV actuels). A cette vitesse supérieure s’ajoute un rapport coût/passager inférieur de 10 à 20% aux rames actuelles. Ces prouesses ont été possibles entre autres par l’adoption d’une configuration inédite : Fini les voitures motrices à l’avant et à l’arrière du train ! Chaque voiture emporte sur ses essieux ses propres moteurs électriques qui participent tous à la motricité. Ainsi configurée, une rame AGV peut accueillir plus de passagers pour une longueur équivalente à celle d’un TGV. Seul souci, l’incompatibilité de cette solution avec une configuration « duplex ». Ce qui irrite un peu la SNCF qui mise avant tout sur la capacité d’emport. Cependant, de part ce fameux concept de motorisation répartie et une masse inférieure, les rames AGV auront une modularité supérieure aux trains à grande vitesse actuels. Elles pourront en effet être constituées de 7 à 14 voitures.
Les premières esquisses du design de l’AGV sont réalisées à partir des orientations définies par le cahier des charges technique interne. L’inspiration vient de l’aéronautique, et plus précisément des avions de chasse, expression même de la très grande vitesse. Dés 2005, une équipe de 20 designers et maquettistes Alstom proposent 4 interprétations différentes de l'AGV.
Les études de design et d’ergonomie qui ont été menées, ainsi que les règles de l’aérodynamique et de la mécanique des fluides ont fait de cette machine un très bel objet qui combine à la fois finesse, confort, fluidité des lignes et puissance brute… Nous en reparlerons sûrement.
Le design de l'AGV
Sur Wikipédia
Alstom Transport
février 6, 2008 dans Design produit | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
04 décembre 2007
Retour sur l’iPhone
Voilà quelques jours que le fameux iPhone d'Apple est disponible en France. Mais çà, je ne l’apprend à personne tant le buzz autour de l’objet a été important, voire assourdissant. A cette occasion nous avons vus comme aux US l’été dernier des files d’attentes incroyables, des acheteurs survoltés, des vendeurs débordés, les médias regorgeant d’articles ou de reportages montrant la bête et ses disciples. Un véritable phénomène débordant largement la sphère informatique et télécom…
Pourtant à y regarder de plus près, l’iPhone n’est de loin pas aussi complet que bien des Smartphones concurrents ! Absence de 3G, de MMS, de vidéo, de GPS… Sans compter son prix « sec » et un modèle économique à faire pâlir de jalousie un Nokia, Blackberry ou encore Palm. Alors pourquoi un tel engouement pour ce qui est déjà un objet culte ?
L’interface
Après l’iMac ou l’iPod, Apple nous livre une fois de plus un objet reflétant ce que la firme à la pomme sait faire de mieux. Un objet totalement « user centered ». Exit clavier minuscule, stylet et interface graphique incompréhensible ! Toutes les interactions se font via un incroyable écran de grande dimension multi-touch. Nul besoin de notice complexe pour utiliser la bête, l’interface s’utilise de manière instinctive. C’est bien l’interface qui fait de ce produit un objet totalement novateur ! moins ses fonctions qui elles s’étofferont forcément avec le temps.
Le marketing
Apple est passé maître dans le marketing de la rareté et de la rumeur. Rarement un objet a été attendu avec autant d’impatience et pendant si longtemps.
La marque
Etre propriétaire d’un produit Apple est bien plus fort qu’être propriétaire d’un produit Nokia par exemple, même si cette dernière marque détient 40% du marché du cellulaire ! Etre « Apple » c’est faire partie d’une tribu.
Enfin et je l’ai déjà évoqué dans un précédent post, Apple est l’une des rares entreprises à mettre en œuvre une démarche design globale aussi aboutie et par conséquent très efficace. Pas un seul facteur design de l’entreprise n’ai laissé à l’abandon. Chaque détail est d’une importance capitale. Cette politique, mise en œuvre depuis une dizaine d’années porte chaque jour plus de fruits.


Un iPhone addict aux US...
Apple iPhone
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décembre 4, 2007 dans Design produit | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
26 novembre 2007
Philips Living Colors
Voilà une belle idée mise au point et commercialisée par le géant néerlandais Philips. « Living Colors » est un luminaire aux volumes très zen à base de diodes permettant de régler la couleur et l’intensité de la lumière ambiante à l’aide d’une télécommande infra-rouge.
Bonnes idées
Le concept et le « sens » de l’objet, son aspect, la roue chromatique « sensitive » (façon iPod) permettant le choix de l’intensité de la lumière et de sa couleur de façon très intuitive…
Questions / propositions / envies
Programmation du luminaire sur 24h (ou plus) afin de définir automatiquement des ambiances différentes tout au long de la journée ?
Association d’ambiances sonores selon la lumière, l’heure, les activités de l’utilisateur ?
Association de parfums ou d’essences afin de créer un environnement homogène ?
Fonction « épurateur ou ionisateur d’air » intégrée ?
Intégration du concept aux systèmes de chauffage ou de climatisation ?
Mise « en réseau » de plusieurs luminaires afin de propager l’ambiance dans plusieurs pièces ?
Intégration à un système domotique ?
Vos propres remarques sont les bienvenues…
novembre 26, 2007 dans Design produit | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
19 juin 2007
Un tabouret « One shot »
Le designer Patrick Jouin fit sensation en 2004 avec sa collection de meubles SOLID. Jouin, particulièrement intéressé par les processus et technologies industrielles, a utilisé la technique du prototypage rapide (voir ce post de novembre 2006 sur les MUP). Cette dernière permet de réaliser relativement rapidement un prototype en 3 dimensions de tout objet souhaité. Cela donne une création surprenante, presque « impossible »...
Le designer exécute un dessin en 3 dimensions de l’objet à l’aide d’un logiciel de modélisation 3D (CAO). Le fichier ainsi crée est ensuite transmis à une machine (ou « imprimante 3D ») commandée par un ordinateur. Celle-ci additionne couche par couche les matériaux tels que résine liquide ou poudre à composant polyamide. Les couches sont durcies au moyen d’un laser. Ce procédé est répété jusqu’à l’obtention du résultat final.
La dernière création de Patrick Jouin, le tabouret « OneShot », a été réalisée en collaboration avec le producteur GMX chez Materialise. Ce tabouret pliable est conçu sans axe porteur et charnières visibles, ceci malgré son évidente complexité. L’assise, les pieds et le système complet des charnières invisibles sont produits en une seule étape de production. La gravité est seule nécessaire pour déplier ou replier le faisceau de pieds en polyamide et le transformer en tabouret.
Les technologies de prototypage rapide sont de plus en employées dans les secteurs du design et des bureaux d’études. Elles existent depuis une dizaine d’années certes, mais elles deviennent enfin aujourd’hui abordables, même pour les petites entreprises. Généralement, elles sont utilisées par les BE pour valider la définition d’une pièce ou l’assemblage de plusieurs d’entre elles. Tout l’intérêt du travail de Patrick Jouin tient dans le fait qu’il est probablement le premier à utiliser de telles techniques dans le but d’obtenir un produit fini et commercialisable. Sa démonstration de viabilité technique est éloquente, mais nous sommes encore très loin d’une production industrielle à faible coût.
DroogDesign
Materialise-mgx
La révolution des MUP
Icriq.com
juin 19, 2007 dans Design produit | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
23 janvier 2007
Prix du Public de l’Observeur du Design
Après 4 mois d'exposition de l’Observeur du Design, le public de la Cité des sciences et de l'industrie a voté pour son produit préféré. Des bulletins de vote disponibles dans l'exposition ont permis au public de s'exprimer et de voter pour ses trois réalisations préférées.
Le gagnant du prix du public, ce projet de cuisinette, est né d’une réflexion : proposer un outil qui donne la possibilité à l’association des Banques Alimentaires d’accompagner les personnes accueillies en leur sein, en créant un espace convivial propice à l’échange et leur permettre d’apprendre à cuisiner des repas équilibrés pour lutter contre la malnutrition et rendre les personnes « accompagnées » actrices, responsables de leur alimentation.
Ce produit se présente comme un lien social, plaçant l’homme au centre de sa réflexion, et en cela se place parfaitement dans une logique de développement durable. Il permet aux Banques alimentaires d’affirmer leur rôle d’accompagnement de la personne accueillie dans une démarche qui va au-delà du simple fait de fournir des denrées.
Ce projet a été crée par Pr[i]me, l’entité conseil en innovation et design du groupe Altran.
http://www.apci.asso.fr/
http://www.banquealimentaire.org/
http://www.altran.com/
janvier 23, 2007 dans Design produit | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
12 janvier 2007
Voilà enfin… l’iPhone !
Je ne suis pas réellement un « MacAddict » et design-global.net n’est pas non plus un espace consacré aux « Technos », aux « News » ou aux « Tendances » de tous poils, mais lorsque je suis face à un client, je cite très souvent Apple en exemple pour son énorme capacité d’innovation (sa véritable raison d’être), sa vision, sa stratégie et de manière générale sa démarche design globale. Cette capacité à penser les moindres détails d’un scénario, c’est-à-dire un produit, un packaging, un vecteur de distributions, des services associés etc.…
Il en résulte au fil du temps pour l'entreprise une « force » colossale dans l’opinion en général et pas seulement au niveau du marché préalablement ciblé. Je comprends parfaitement que beaucoup d’utilisateurs soient devenus accros à la pomme, jusqu’à la déraison pour certains…
En revenant aux affaires en 1997, Steve Jobs a présenté et planifié sa vision du fameux « Hub Numérique ». Depuis 10 ans, Apple a réinventé son offre : Ses ordinateurs, son logiciel système, ses vecteurs de distribution, le contenu et le contenant de son offre en somme. Apple a créé ses fameuses iApps et a réinventé l’usage et la distribution de musique et bientôt de vidéos… Il manquait un chaînon à cette fameuse stratégie : Un objet communicant nomade. L’expérience acquise avec le PDA Newton des années quatre-vingt-dix, les multiples générations d’iPods et MacOSX vient de donner naissance au très attendu, maintes fois annoncé et maintes fois reporté « iPhone ». Une révolution ! Apple réinvente le téléphone lit-on aux quatre coins du web depuis mardi soir.
Si, comme j’en suis intimement convaincu, le rôle du design est de créer du sens et de susciter le désir, alors Apple vient une fois de plus de frapper un grand coup. Un véritable coup de maître ! Elle vient même de redistribuer les cartes cette fois dans le secteur de la téléphonie mobile comme elle l’avait déjà fait dans un autre secteur en annonçant l’iPod en 2001. Pour certains, l’année 2007 commence par un coup de massue et des insomnies déjà programmées. D’autres n’ont pas encore pris conscience du pavé que la firme californienne vient de jeter dans la marre… Les ondes de choc se propageront loin et longtemps. Certains enfin prennent cette annonce par le mépris. Ceux-là disparaîtront rapidement de la scène.
Apple espère s’arroger un pour cent du marché des mobiles d’ici à la fin 2008. Lorsqu’on sait qu’il se vend quasiment un milliard de mobiles par an, l’objectif est plutôt musclé, mais parfaitement atteignable pour la firme de Cupertino. De mon point de vue, cet objectif sera même très largement dépassé à condition toute fois que les opérateurs aux Etats-Unis d’abord, en Europe ensuite, puis en Asie suivent le mouvement. Ils le suivront sans aucun doute possible. Après quelques à-coups au démarrage, les majors de l’industrie du disque et aujourd’hui les studios de cinémas se rangent bien les uns après les autres du côté du couple iPod/AppleTV et de l’ITunes Store. Ils le font pour une raison parfaitement pragmatique : Il s’agit du meilleur produit et du meilleur service. Par conséquent de l'investissement le plus rentable.
L’iPhone
Il s’agit d’un concentré inédit d’iPod, de téléphone et de smartphone. Pour les différentes fonctions ou technos, passez votre chemin. Nous parlerons ici de design, d’interface, d’expérience utilisateur. Ou du moins nous nous contenterons de quelques mots car l’objet du désir ne sera disponible qu’en juin aux US et fin de l’année en Europe.
Le volume paraît à peine plus important qu’un iPod 5G. Ce qui frappe de prime abord, c’est l’écran ! Écran total ! comme disent les publicités pour les crèmes solaires. Écran total ou presque, écran tactile, absence de clavier et même de stylet, capteurs de position et d’accélération, capteur CCD pour la photo et la vidéo. Toutes les requêtes se font au doigt… mais pas encore à l’œil. Entre 400 et 500 $.
Ceux qui utilisent un Mac ou un iPod connaissent parfaitement la capacité d’Apple à maîtriser les interfaces utilisateur. Celle de l’iPhone est encore plus aboutie, encore plus simple, encore plus évidente, on en reste bouche bée. Il faut dire que ce bébé de 135 gr à fait l’objet de presque 200 brevets ! Difficile de parler aujourd’hui de la prise en main, des matériaux, de la qualité perçue, ou encore de la luminosité de l’écran. Nous verrons cela au courant de l’année.
L’interface à l’air d’être un régal, un jouet dont on ne se lasse pas. L’essentiel et uniquement l’essentiel ! Des icônes de toute beauté grâce à Core Image et Core Animation. Comme d’habitude, le superflu a été bannit de l’iPhone. Les fonctions et que les fonctions !
L’utilisateur a encore une fois été au centre des préoccupations des équipes de développement. Encore une fois, personne ne pourra être indifférent face à l’iPhone et à son mode d’utilisation. Pour ma part, les concurrents ont déjà disparu avant même de démarrer la course. Nous voilà avant même sa commercialisation face à un best-seller, un objet déjà culte pour lequel le MoMa ferait bien dés à présent et comme il l’a déjà fait pour l’iMac BondyBlue et l’iPod de réserver une petite vitrine dans la catégorie « Début du XXIe Siècle – Objets Cultes »
Vous je ne sais pas, mais moi j’en veux un ! Chapeau Jonathan Ive !
iPhone sur le site web d'Apple
janvier 12, 2007 dans Design produit | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
26 septembre 2006
Modélisation 3D simplifiée
En 1998, l’Université de Tokyo a déposé un brevet concernant un logiciel de modélisation extraordinaire (Je vous encourage à visionner la vidéo).
A l’aide d’une simple tablette graphique, ou mieux encore d’un écran tactile et d’un stylet, l’application permet de « Crobartder » directement en volume les formes désirées. Les principales fonctions des classiques outils de modelage 3D sont présentes : Addition, soustraction, découpe, extrusion, révolution, etc…
Voilà un fabuleux outil de travail pour les designers de tout poils. Pourquoi s’échiner à Crobartder au bic ou au crayon 2HB sur du papier Layout s’il est possible d’effectuer des recherches formelles simples directement en volume (avec un rendu type Crobart certes) en utilisant le logiciel adéquat ? Reste à savoir quelles sont les capacités d’export de cet outil et surtout pourquoi, depuis 1998, aucun éditeur sérieux ne s’est intéressé de plus près à cette technologie… Si vous avez des réponses...
septembre 26, 2006 dans Design produit | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
21 août 2006
Le Segway est-il le résultat d’une démarche design ?
Rappelez-vous le Segway, cette fameuse « trottinette » électrique bourrée de gyroscopes et de capteurs inventée par le non moins fameux Dean Kamen. Rappelez-vous également le lancement savamment orchestré dans les médias internationaux et le web en particulier, aux alentours de 2001.
Nombreux furent alors les sites d’actus et les forums qui spéculaient sur « l’invention du siècle ». On parlait d’abord d’un nouveau matériel médical révolutionnaire (puisque Kamen bâtit sa notoriété et sa fortune en inventant une pompe à insuline), puis sur un nouveau type de moteur à explosion, puis un nouveau carburant. Enfin après quelques mois de spéculation intensive et de brainstorming mondial, le buzz remontait des infos à propos d’un objet universel qui allait « révolutionner nos déplacements quotidiens».
Nombreux furent les observateurs déçus lorsque Dean Kamen fit en direct sur CNN (et sur le web) la présentation du Segway. Un objet bizarre : une plateforme montée sur deux grosses roues et équipée d’un guidon du style « vélo d’appartement ». Un objet plutôt laid et coûteux. Point de révolution, point d’objet extraordinaire, point de rêve, encore moins de désir… en apparence seulement. Sauf que le Segway avait une incroyable capacité à se mouvoir et même à tenir débout tout seul, sans l’aide active de son conducteur.
Qu’est le Segway devenu ?
Le Segway, dans ses différentes versions (deux nouvelles versions viennent de voir le jour) a été vendu en tout et pour tout à quelque millier d’exemplaires de par le monde depuis 2002. En France, leur nombre atteint péniblement les 300 exemplaires (en vente depuis 2004 seulement).
Un « bide » commercial qui tient principalement à 3 facteurs : Un prix d’achat très élevé (à partir de 5000 EUR/TTC), une réglementation pour le moins floue (où peut-on l’utiliser) et l’absence d’un véritable réseau de distribution. Le Segway aujourd’hui intéresse avant tout les grandes entreprises, celles dont les installations s’étalent sur des centaines d’hectares, certaines administrations américaines, le secteur de la publicité et quelques « urbains branchés ».
Pourquoi vous parler du Segway sur un blog consacré au métier de designer ?
En raison du profil et de la démarche de son géniteur. Dean Kamen n’est certes pas un designer, mais un véritable inventeur, au sens « Concours Lépine ». Son unique objectif est de concrétiser ses idées, ses visions. Il est capable d’assembler des concepts et des technologies venus d’univers très différents afin de créer de nouveaux usages, voire un nouveau marché. La démarche d’un inventeur est proche de celle d’un artiste. Il travaille d’abord pour lui-même, avec ses propres outils et ses propres connaissances afin de satisfaire son besoin d’expression, son insatiable besoin de créer…
A la différence de l’inventeur et de l’artiste, le designer ne travaille pas pour lui-même, même lorsqu’il est à l’origine d’un concept. Le designer a appris à agir dans un contexte économique précis. Il travaille dans la plupart des cas pour des entreprises et toujours dans un cadre bien défini. Il doit impérativement se plonger dans les notions de marketing (marché, cible, offre…) et de marketing mix (Product, Price, Place, Promotion) s’il agit dans la cadre d’une démarche design globale. Il doit également se plonger dans l’univers des bureaux d’études et de l’industrialisation. Un designer ne dessine jamais sans avoir toutes ces notions à l’esprit : Telle courbe, tel volume, telle couleur, tel matériau rentrent-ils dans le cadre fixé ? Comment puis-je donner un sens et une personnalité à tel objet tout en ayant par principe les pieds et les mains liés ?
Le contexte dans lequel travaille le designer est toujours bien défini, mais sa démarche doit impérativement être proche de celle de l’inventeur. Tel l’inventeur, le designer doit coûte que coûte laisser libre cour à sa créativité. Il doit impérativement susciter le désir de son client avant même de le susciter auprès du marché de son client.
Le Segway est-il le résultat d’une démarche design ?
La réponse est négative. Mais le paradoxe est le suivant : Jamais le Segway n’aurait vu le jour si son géniteur n’avait pas été un inventeur de renom ! Jamais une entreprise n’aurait pris le risque de développer ce produit et un nouveau marché si le concept lui avait été proposé par un designer ! La question est simple : Vaut-il mieux créer un produit totalement innovant dont le marché n’est que virtuel ou vaut-il mieux créer un produit moins innovant en fonction d’un marché existant ? Laquelle de ces deux stratégies offre le meilleur potentiel à long terme ?
Le Segway est un concept beaucoup trop récent pour que l’on puisse en tirer des leçons définitives dés aujourd’hui. Laissons-lui le temps de s’installer, laissons l’offre s’étoffer, laissons à ses technologies le temps de s’enraciner et de mûrir. Et surtout laissons au marché le temps de se déployer.
Sans aucun doute, le Segway est pour moi dés aujourd’hui une véritable révolution !
> Segway France
> Tout sur le Segway
> Dean Kamen
> Deka
août 21, 2006 dans Design produit | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
13 mars 2006
« La plupart des mobiles viennent de Mars, le CL75 Poppy de Vénus »
C’est par cette affirmation empruntée au fameux ouvrage de John Gray que BenQ Siemens a lancé début février et à grand renfort de web marketing son nouveau CL 75 Poppy : Un mobile conçu par et pour des femmes nous dit-on. Alors qu’a-t-il de si féminin ce téléphone ? Et bien il est rose parbleu ! Une coque rose agrémentée d’une très élégante et très réussie sérigraphie représentant un coquelicot. Le Poppy introduit également une fonction totalement inédite sur un mobile : Un miroir pour les indispensables retouches de Blush. Mais il cache sous ses formes douces et sensuelles toujours beaucoup trop (à mon sens) de fonctions et de technologies diverses pour l’utilisateur lambda et ce, quel que soit son sexe, bien entendu.
Aujourd’hui, ce type de produit ne peut plus être sérieusement lancé sans une campagne de web marketing digne de ce nom. Jeux concours, accessoires, bijoux, blog marketing sur lequel cinq testeuses (les « ambassadrices ») relatent leurs quotidiennes Poppy’s aventures. De l’évènementiel, de l’humour et de la dérision (voir les vidéos des vestiaires) et surtout du marketing viral. Voilà pour l’Alpha et l’Omega.
Ce qui intéresserait le designer dans ce genre de produit destiné à une cible aussi déterminée et bien au-delà des incessants clichés de toutes sortes ou des simples souhaits exprimés, serait de savoir ce que représente tel objet aux yeux telle cible. Quels sont les comportements de l’utilisateur face à telles fonctions, à telles formes, à tels matériaux, à tel aspect. Quelle est son expérience utilisateur ? Quels sont les sens auxquels je fais instinctivement appel pour m’approprier tel objet ?
Je ne doute pas un seul instant que BenQ Siemens ait mené ce genre d’enquête, mais jusqu’où ? Et surtout qu’en sort-il en terme « d’outputs » ? Un objet somme toute standard dont la seule valeur ajouté est son ornementation tient plus du « coup marketing », éphémère par définition, que de la stratégie design qui, quant à elle, ne peut être mise en œuvre que sur du long terme en labourant profondément et en semant printemps après printemps.
Que peut-on faire pour aller au-delà de ses simples souhaits afin de proposer à l’utilisateur un objet neuf, utile et évident en termes d’utilisation et de sens ? Que peux-t-on mettre en œuvre pour qu’il se dise : « Tiens, je n’avais pas pensé à cela ! En fin de compte cet objet va bien au-delà de mes attentes et même de mes espérances ! » Quelle relation peut-on instaurer entre l’objet et l’utilisateur pour que celui-ci soit à long terme le meilleur des VRP ?
L’utilisation de codes culturellement déterminés aide dans un premier temps à « amorcer la pompe » et surtout à favoriser l’acte d’achat (c’est l’essence du packaging par exemple). Mais c’est bien après l’acte d’achat que tout se joue pour l’objet, l’utilisateur et… le designer ! Certaines entreprises naviguant dans tous les secteurs d’activités ont réussi au fil du temps (parfois des décennies) à créer un véritable lien affectif entre elles-mêmes, leurs productions et leurs clients… Une image vraie et forte, des produits ou des services forts et des utilisateurs comblés !
Quant au CL75 Poppy, n’oubliez pas : « Only for women ! »
mars 13, 2006 dans Design produit | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
04 janvier 2006
Les objets ont une histoire
Il y a des objets qui traversent le temps en se bonifiant fort heureusement, mais sans jamais rien renier des idées qui ont été à l’origine de leur création. Ces objets contrairement à ce que l’on pourrait penser ne sont pas très nombreux. Si j’ai choisi de vous parler du légendaire robot ménager Kenwood, c’est d’abord parce que je suis particulièrement sensible (allez savoir pourquoi) aux outils et équipements de cuisine, ensuite parce que je suis, en tant que designer, un farouche partisan du mouvement fonctionnaliste...
Kenneth Wood créa la Kenwood Manufacturing Company Ltd en 1947 en Angleterre (à ne pas confondre avec Kenwood Corporation, fabricant américano-japonais d'électronique grand-public). Son objectif était de concevoir des produits ménager fiables, solides et accessibles, même si la clientèle visée était alors plutôt aisée. Les premiers produits ont été des mixeurs à deux batteurs et des grille-pains. Mais c’est au salon « Ideal Home » de 1950 (salon dont la première édition date de 1908) que Kenwood lança un véritable pavé dans la marre : Le robot ménager Kenwood Chef.
L’époque était à la technologie reine et à l’émancipation féminine. A l’appartement « moderne » et à la cuisine « fonctionnelle », mais aussi aux gadgets en tout genre. Le pouvoir d’achat grandissant des ménages offrait à tous (ou plutôt à toutes) le rêve de tâches ménagères plus faciles.
Le concept de robot ménager n’est certes pas apparu avec le Kenwood Chef, mais pour la première fois un robot devenait vraiment simple, « multi-fonctions » et accessible financièrement (bien qu’il représentait tout de même un certain investissement). Depuis lors des générations de ménages, en s’installant, se sont vu offrir ce qui est rapidement devenu un « Kenwood ».
L’idée de Kenneth Wood était révolutionnaire bien qu’elle paraisse aujourd’hui pour le moins évidente. Il s’agissait de proposer une plateforme intégrant au sein d’une structure minimale mais stable et solide un moteur électrique équipé de plusieurs réducteurs permettant ainsi plusieurs vitesses de rotation.
Voilà pour le concept. Sur cette base, des bols, des batteurs et des modules interchangeables permettaient de réaliser à l’envie tous types de préparations. Le blender, le hachoir à viande et l’éminceur à légumes sont ainsi rapidement devenus des « must have », même si la profusion des modules en tout genres créa de nouvelles contraintes non négligeables (achat, rangement, vaisselle…).
La fiabilité des « Kenwood » n’est pas une légende car sur les 10 millions de robots vendus dans une centaine de pays, certains d’entre eux fabriqués dans les années cinquante rendent encore de grands services aujourd’hui.
La philosophie Kenwood tient en quelques principes jamais oubliés depuis 1950 : Fonctionnalisme forcené, robustesse et extrême soin apporté aux détails. L’élégance est à ce prix…
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse année 2006.
Site web : Kenwood
Site web : Ideal Home Show
janvier 4, 2006 dans Design produit | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack









