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15 décembre 2005

La banque de "MatériO"

MaterioMatériO est certes un formidable concept qui date de 2002, mais qui je l'espère va faire des émules (en province pourquoi pas ?). Véritable caverne d’Ali Baba pour architectes, designers ou ingénieurs, matériO met à disposition de ses membres un très large échantillon de matériaux innovants et leurs spécifications. Ainsi, la production de plus de 500 fabricants est référencée et présentée au sein du show-room du XVème Arrondissement de Paris. Une base de données est également disponible sur internet.
L’idée est excellente. Il est en effet impossible par les temps qui courent de connaître les dernières nouveautés en matière de matériaux ou  semi-produits. Leur développement est véritablement exponentiel et les innovations constantes, ne serait-ce que dans les secteurs des alliages, des bio ou nano-matériaux.

On a souvent tendance à oublier qu’un objet c’est aussi un ou plusieurs matériaux ! Une expérience tactile, visuelle et même sonore ! Les aspects lisse, granuleux, souple, translucide, transparent, doux etc… participent à l’identité de l’objet autant que sa forme ou ses fonctions. Le choix d’un matériau et de son traitement de surface n’est jamais neutre. Mal choisi, il altère la personnalité et la perception de l'objet.

Un matériaux en effet n’est pas uniquement un assemblage de propriétés mécaniques ou fonctionnelles, il est également constitué de propriétés sensuelles. Les matériaux doivent de ce fait être judicieusement sélectionnés afin qu’ils soient en parfaite adéquation avec l’identité de l’objet. Ils participent ainsi non seulement à la qualité intrinsèque du produit, mais également à sa qualité perçue.

Site web matériO

décembre 15, 2005 dans Actualités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

13 décembre 2005

Quand le réel bascule

RfidLes Technologies de l’Information et des Communications (TIC) ont considérablement transformé notre quotidien en quelques années. Considérées dans les années quatre-vingt-dix comme de simples aides à la recherche d’informations ou comme des outils de mise en contact, elles sont aujourd’hui en passe de transformer radicalement le réel.

À l’origine d’une telle transformation, il y a l’avènement des réseaux à haut débit et la fameuse convergence, mais aussi de l’autre côté, une multitude de puces et de capteurs en tout genre (du capteur de température au satellite en passant par la puce RFID) qui permettent un accès en temps réel à notre environnement direct ou indirect tout en transgressant la notion d’espace-temps. Les réseaux, quels qu’ils soient, sont aujourd’hui omniprésents et totalement transparents. À tel point que le fait d’être connecté est devenu l’état par défaut. L’acte consistant à la déconnexion est devenu l’exception, la déconnexion elle-même est devenue synonyme de dysfonctionnement. Daniel Kaplan dans Internet Actu nous demande « de nous préparer à entièrement reconsidérer la place et le rôle qu’occupent les technologies dans nos vies »…
Lire l'article sur Internet Actu

décembre 13, 2005 dans Tendances | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

10 décembre 2005

Vive les produits... design !

CadeauxLa période de fêtes qui s’annonce est propice à la remise en question d’un certain nombre d’idées reçues. Il y a fort à parier que lorsque vous ferez vos cadeaux de fin d’année, un certain nombre de commerçants vous feront miroiter les avantages de tel ou tel produit « design ». Je ne citerai pas ici ceux qui sont à l’origine d’une telle confusion, d’abord parce qu’ils sont trop nombreux, ensuite parce qu’ils ne font pas mon métier. Les arguments marketing ont parfois une fâcheuse tendance à se retourner contre ceux qu’ils sont sensé promouvoir, si toutefois tel était bien le cas...

Ainsi nous sommes tous littéralement recouvert d’annonces en tout genre nous vantant les méritent de produits estampillés « design ». Puis-je m’exercer à dresser une liste qui par la force des choses ne peut être que non-exhaustive ?

Les luminaires design, le mobilier design, le « blanc » design (frigos, lave-linges, sèche-linges…), le « brun » (TV, Hifi, vidéo…), le tire-bouchon design, le presse-agrumes design, le grille-pain design, la souris design, la lampe-torche design, le cintre design, la cave à vins design, la tente design, le fer à repasser design, le restaurant, la boutique ou le show-room design, le bureau design, le téléphone design, les cartes commerciales et la plaquette design, les vêtements design, les skis, le tramway ou le bus. Le jardin, le parc, le restau, la déco ou le bateau design. Sans même parler de la soirée, l’expo et de la fameuse maison design (au toit terrasse ou aux fenêtres triangulaires pour faire « contemporain ») et ainsi de suite…

Ces produits se doivent de refléter à la fois la modernité, la technologie, le savoir-faire et surtout l’anticonformisme. Aimer et acheter ces produits est une marque du « bon goût », le gage d’une certaine connaissance, d’une certaine culture mais aussi d’une certaine réussite sociale.

Or, il s’avère qu’un bon nombre de ces produits ont une valeur signe ou culturelle bien supérieure à leur valeur d’usage. Sous prétexte de se démarquer, certains d’entre eux ont été surchargés de codes ou de messages en tout genres en oubliant leur cohérence, leur impact global et surtout leur sens.

Remarquez, je n’ai rien contre ce genre de produits, mais les qualifier de produit design est tout simplement une erreur fondamentale.

Pour le designer, le beau (notion somme toute très subjective, vous en conviendrez) n’est pas une fin en soi. Il est également dissocié de la notion de « décoration ». Pour le designer, le beau n’est que la conséquence d’un produit bien conçu, un produit dépourvu de tout artifice, un produit dont l’aspect se suffit à lui-même, un produit qui se contente de montrer « ce qu’il est ». Un objet « beau », pour le designer, est un objet dont l’identité même est le fruit d’un travail de fond qui rassemble en une unique substance les connaissances et les savoir-faire des uns et des autres. Un objet « beau » est enfin un objet muni de certaines fonctions répondant à des usages précis dans un environnement humain fait de comportements et de signes, de culture et d’inconscient collectif.

Un objet réussi est un objet dont la valeur d’usage et la valeur signe s’équilibrent harmonieusement. Trouver le bon dosage, voilà l’essence du métier de designer.

Au-delà du marketing qui se propose d’identifier des marchés et d’y répondre le plus précisément possible, le design se propose d’abord d’aider l’entreprise à s’identifier, puis à mettre en avant son histoire, ses savoir-faire, ses objectifs, avant d’en déduire un portefeuille de produits ou de services qui fera d’elle un acteur fort, une entreprise parfaitement identifiée et incontournable sur son marché. Dans l’absolu, l’objectif n’est pas seulement de répondre aux besoins identifiés d’un marché et de les développer, mais aussi de modeler le marché autour de sa propre vision. Pour se faire, l’entreprise doit savoir prendre position en misant avant tout sur l’innovation et la créativité.

L’entreprise doit apprendre à identifier et à faire fructifier la part de rêve et d’envie blottie au fond d’elle-même avant même de chercher à en faire profiter son marché.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le design est tout sauf un artifice marketing, un argument commercial et encore moins un « mouvement artistique ou esthétique représentatif d’une certaine « modernité ». Il s’agit d’une vraie démarche à long terme, une démarche créatrice, intégratrice et  transversale dont l’objectif est de créer de la valeur et de démontrer que l’entreprise n’est pas captive de son marché mais qu’elle le précède largement.

décembre 10, 2005 dans Humeurs | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

06 décembre 2005

Métamorphose à La Poste

LaposteVoici donc venu le tour de La Poste. À nouvelle stratégie, nouvelle identité visuelle. C’est A&Co qui cette fois s’est mis à l’ouvrage et je dois dire que le résultat est assez… inattendu.

Un bandeau gris dégradé exprime le dynamisme et le regard porté vers l’avenir. Une ellipse jaune, habillée d’un effet de volume symbolisant le soleil et positionnée sur le bandeau, induit la proximité et met en valeur le signe historique de reconnaissance de La Poste. Les « ailes » ont été redessinées afin d’augmenter leur lisibilité et de les moderniser.
Le texte La Poste situé sur le bandeau gris est écrit en capitales afin d'affirmer professionnalisme et expertise. La police de caractère a été spécifiquement créée pour La Poste.

Voir le logo

« L’ambition de La Poste est de devenir à l’horizon 2010 un des premiers opérateurs postaux européens, la première enseigne française de services de proximité, un modèle original de banque de détail accessible à tous et un grand service public contemporain au service de chacun de ses clients ».

Pour affronter à armes égales ses concurrents internationaux et satisfaire au mieux ses clients particuliers et entreprises, La Poste a lancé depuis plusieurs années un vaste programme de modernisation de chacun de ses métiers. La phase la plus tangible de cette modernisation se met en place dés le début de l’année 2006. La nouvelle identité sera déclinée progressivement sur l’ensemble des sites industriels, les bureaux de poste, les tenues de facteurs, les boîtes aux lettres et sur 57 000 véhicules. Un ambitieux plan de communication a été mis en place à cette occasion. Il débutera par une campagne de spot TV qui sera lancée dés le 11 décembre prochain.

www.laposte.fr
Le dossier de presse très complet (PDF zippé 4,9 Mo).

décembre 6, 2005 dans Identité visuelle | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack