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17 septembre 2005
Club Internet change de visage
Après une dizaine d’années d’existence, Club Internet (filiale de T-Online)
passe du statut de simple fournisseur d’accès à l’Internet, au statut
d’opérateur télécom. Il faut dire que la fameuse « convergence » est
passée par là. Pour Club Internet c’est aussi l’occasion d’affirmer que
l’utilisateur est au centre de ses préoccupations. Gageons que les
soucis d’installation et de hot-line soient enfin relégués aux
oubliettes.
Le logo « souriant » sur fond jaune et vert avait vieilli et ne correspondait plus aux nouvelles ambitions de l’opérateur. C’est DDB qui s’est chargé de reconsidérer la question. Le changement est radical et très réussi. Le code couleur reprend celui de la maison mère T-Online. Le mauve et le noir sont par conséquent à la base du nouveau code. Se rajoute un gris neutre en couleur de ponctuation. Les initiales « CI » sont décalées par rapport au nom et à la base-line. Un cercle gris centré sur le point du « I » et du diamètre du « C » permet la réalisation d’une identité formé de trois « signes » très bien équilibrés visuellement.
Comme toujours chaque signe droit avoir un sens. On ne peut s’empêcher de penser au sujet du « I » et du cercle gris, à une antenne parée « d’ondes ». Ce qui laisse entrevoir de futures offres utilisant des réseaux radios (wifi, réseau cellulaire…).
Une nouvelle base-line fait son apparition « Vous êtes en bonne compagnie ». Voilà de quoi affirmer et assoire ce que nous disions plus haut.
Depuis que le haut-débit s’est imposé dans la plupart des foyers, tous les acteurs du secteur reprennent leurs marques en remettant leur offre et leur communication à plat. La technologie est dorénavant suffisamment mûre pour permettre à une nouvelle palette de services telecom de prendre corps (les offres triple-play et MVNO en particulier). Le bouleversement de nos habitudes de consommation en la matière a déjà commencé. Dans un avenir proche, ce bouleversement sera total.
Dossier de presse
Article sur NetEco
Article Journal du Net
septembre 17, 2005 dans Identité visuelle | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
09 septembre 2005
La civilisation de l’hydrogène
Nous sommes bel et bien dans un troisième « Choc Pétrolier ». À la différence notable des deux premiers, l’origine de celui-ci est à la fois structurel et conjoncturel. Les énergies fossiles sont de plus en plus rares et de plus en plus difficiles (donc onéreuses) à extraire et à transformer. De plus, nous ne pouvons décemment refuser aux pays émergents (l’Inde et surtout la Chine) un modèle de développement sur lequel nous avons nous-mêmes bâti notre propre puissance économique et politique, la « richesse » et le « bien-être » de nos populations. Les effets et les conséquences de cette situation en sont donc bien plus graves et bien plus durables...
Un retour de la « chasse au gaspi », du « 115 Km/h sur autoroute » ou du carburant végétal (à base de déchets organiques, de colza ou de betteraves) serait totalement illusoire, dérisoire, décevant et serait une fois de plus la preuve d’une déconnexion abyssale entre « l’Espace/Temps » des responsables politiques et les besoins et contraintes à moyen et long terme du citoyen lambda. En quelques mots, sûrement pas à la hauteur des enjeux. Quant aux énergies propres de type éolienne, solaire ou hydraulique, leur rendement est et restera peut-être toujours bien trop faible pour en faire des énergies de masse à faible coût.
Du roi pétrole…
Depuis près de deux siècles, nous avons
construit notre civilisation industrielle sur le postulat d’une énergie
quasi illimitée (à l’échelle de quelques générations en tout cas) et
financièrement abordable. Depuis lors, nous avons su profiter à plein
des énergies fossiles : charbon, puis pétrole et gaz. Nous sommes
conscient aujourd’hui du fait que ces énergies sont en phase de
raréfaction. Nous en avons extrait et profité de la plus grande part.
En France, la politique du tout nucléaire a été pendant des décennies
une bénédiction, bien que basée uniquement sur des considérations
d’ordre géopolitiques et d’indépendance énergétiques. C’était sans
compter sur le « réveil citoyen », la prise de conscience des années
soixante-dix des dangers intrinsèques au tout nucléaire et de ses
déchets à très longue période ou oublier tout simplement la nécessité
absolue et inaliénable à nos yeux de nous chauffer, de nous nourrir, de
nous déplacer ou de travailler sans nous ruiner tout en préservant la
qualité de vie de nos enfants et celle de nos petits-enfants… C’était
sans compter non plus sur l’indexation du prix du pétrole sur des
contextes politiques et géopolitiques devenus aujourd’hui obsolètes et
tout simplement inacceptables aux yeux de la population.
L’ère des énergies fossiles et du pétrole en particulier s’achève bien plus tôt que ses réserves ne le laissaient supposer. Ces énergies deviendront rapidement et financièrement inaccessibles bien avant leur raréfaction effective.
Au dauphin hydrogène
En attendant de pied ferme l‘énergie
ultime qu’incarne « l’antimatière » et qui ne fait aujourd’hui rêver
que les théoriciens les plus farfelus et les auteurs de
science-fiction, l’hydrogène est à la base de notre énergie de demain.
Elle est inépuisable, car produite à base d’eau et son utilisation ne
génère quasiment pas de déchets (rien à voir avec le nucléaire que nous
connaissons et le concept de fission de l’atome). Elle est par contre
très difficile à maîtriser et à stocker, car hautement énergétique
(pour une application dans les transports). Elle génère également des
températures aujourd’hui techniquement insurmontables et des
contraintes physiques dont les seules réponses ne sont pour l’instant
que théoriques (dans le cadre de centrales énergétiques à fusion –
ITER).
Le défi est colossal et le temps nous manque déjà.
Ce dont
nous avons besoin dés maintenant va bien au-delà d’une simple politique
volontariste ! Il s’agit d’un réel projet de société à long terme. Qui
en a conscience ? Que deviendrait notre quotidien (nos entreprises, nos
foyers) sans un accès constant, stable et très bon marché à l’énergie ?
Un grand projet énergétique basé sur le principe de l’hydrogène et à ses différentes applications pratiques (motorisations et infrastructures en premier lieu), nous ferait probablement oublier nos voitures à moteurs à explosion dans les 15 prochaines années, pour un rendement à peu près égal. Quant aux centrales énergétique, il faudra une bonne cinquantaine d’années pour passer de notions théoriques à une parfaite maîtrise de la fusion. La première centrale à fusion ne verra le jour (selon les résultats scientifiques et les priorités politiques) que vers 2060 ou 2070.
D’ici là nous aurons vous et moi probablement rejoint l’autre monde et la facture énergétique des sociétés occidentales nous fera au mieux doucement rigoler… Mais que laisserons-nous aux générations futures ? Sur quelles bases se construiront-elles ? Sur notre légendaire et bientôt historique inconscience, sur notre singulière capacité à ne penser qu’à notre propre confort ?
Association Française de l'Hydrogène
Institut de recherche sur l'hydrogène
Transfert.net - L'hydrogène, une énergie (presque) propre
CEA - L'hydrogène
ITER
septembre 9, 2005 dans Prospective | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
05 septembre 2005
L’offre design en france
De plus en plus souvent, des entreprises grandes ou petites font appel aux services de designers. Malgré tout, les professionnels du design restent mal connus. A l’évidence d’abord pour des questions de fonds : « Qu’est ce que le design ? Que peut apporter un designer à mon entreprise ? Quelles missions lui confier et à quelles fréquences ? ». Elles sont aussi mal connues car il est souvent difficile d’identifier les professionnels du design. Il s’agit d’un secteur d’activité extrêmement éclaté...
Les spécialités sont très nombreuses, les professionnels se partagent entre des designers intégrés aux entreprises (j’y reviendrais lorsque je parlerai de Design Management), un tout petit nombre de grandes agences dont les spécialités sont multiples, des petites agences souvent spécialisées et un grand nombre de professionnels indépendants. Le facteur géographique est également important car la plupart des agences se trouvent en Ile-de-France. Les indépendants quant à eux sont déployés un peu partout sur le territoire national.
Pour compliquer le tout, les designers ont tous des profils très différents. Certains ont une formation d’ingénieur, d’autres une formation en marketing ou en sociologie, d’autres encore proviennent d’écoles d’arts, d’architecture et même d’écoles de musiques et enfin certains sont diplômés d’écoles de design. Certains sont très spécialisés, d’autres considèrent que pour pouvoir s’exprimer pleinement, la stratégie design est un tout qui doit s’appliquer de la manière la plus large possible, quels que soient les supports sur lesquels il s’exprime.
Je sais, vous vous dites qu’une mère n’y retrouverait pas ses
petits... Et vous avez raison ! Il s’agit bien de professions un peu
particulières… Tous cependant ont un unique objectif : Proposer à
l’entreprise de donner du sens à sa production (produits/services) et à
son image en faisant appel aux ressources de la créativité et à
l’imaginaire tout en s’appuyant sur des ressources plus rationnelles et
quantifiables apportées par des études marketing, sociologiques,
ethnologiques et les ressources de la technologie.
Alors comment identifier votre interlocuteur « design » ?
Les annuaires professionnels sont une première approche évidente (Centre Design Rhône-Alpes, Alliance Française des Designers, Design in Europe…). Mais dans ce cas, on part évidemment un peu à l’aveuglette et le choix s’effectuera sur des critères pratiques ou confortables (géographiquement proche, références clients, profil intéressant ou des « j’aime son style... »), Mais ses critères quoique indispensables ne seront pas forcément des plus pertinents.
Faire appel à ses contacts professionnels ou à ses proches est une bonne méthode. Les expériences réussies (comme les autres d’ailleurs) sont toujours partagées. Cette méthode permet de se faire une idée plus précise de son futur interlocuteur ; sa personnalité, ses méthodes, son professionnalisme, etc.…
Une dernière approche, regroupant les deux premières, consiste à chercher votre futur interlocuteur sur des « réseaux sociaux » (Viaduc, 6nergies, Linked in…), directement via leurs annuaires ou mieux par votre propre réseau de contact sur ces mêmes plates-formes. Les professionnels ont généralement plus d’espace à leur disposition pour se présenter, faire des liens vers leur propre site web, portfolio ou… blog.
Entamer une relation avec un designer n’est pas toujours aisé. Contrairement à d’autres intervenants, le designer à un impératif besoin d’espace et de liberté d’action pour s’exprimer. De plus, la démarche design n’est probante que si on la considère comme une démarche à long terme. Il s’agit de labourer très profondément, d’apprêter, de semer, puis d’entretenir jalousement en attendant de récolter des fruits dont les graines serviront à leur tour à ensemencer l’avenir. Un simple ratissage ne fera qu’illusion. Des racines atrophiées ne résistent jamais aux bourrasques qui fatalement parsèment l’avenir. Un designer a besoin de temps, de confiance, de disponibilité et surtout de relations seines et durables. Il considère que le résultat de son action ne peut être que le fruit de connaissances loyalement partagées, de remises en question, d’une certaine dose de risque, de l’imagination de chacun et des aspirations (au-delà des simples attentes) d’un utilisateur qui est bien plus qu’un simple client.
Contrairement à la culture d’entreprise dominante, fondée sur la seule rationalité, des méthodes de management verticales et des structures très compartimentées, un designer a une foi inébranlable en son intuition. Il la cultive en permanence en faisant appel à sa curiosité qui englobe des sujets bien plus vastes que les uniques techniques de mise en forme, des règles de proportions ou d’application des couleurs. Il est à la fois un défricheur d’avenir et un acteur du présent, focalisé sur le futur pour mieux en baliser la route qui y mène dés à présent. Il se nourrit de la prospective et de l’innovation, de la technologie, de la science des matériaux, des processus de fabrication et des méthodes de commercialisation. Il se nourrit également de l’analyse des usages, de l’ergonomie, de l’étude des comportements et de la psychologie de ses contemporains.
Le design est une troisième balise, un troisième pôle stratégique.
Un pôle tout à la fois de réflexion et d’action, complémentaire aux
ressources du marketing et de la R&D.
L'offre design en France (Etude "Design France /APCI" 2002)
septembre 5, 2005 dans Analyses | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
01 septembre 2005
Les médias traditionnels n’aiment pas l’Internet
Les médias traditionnels ont toujours vu (pour la plupart d’entre eux) l’Internet d’un mauvais œil. Depuis l’avènement du réseau (dont on fête le dixième anniversaire cette année), les médias traditionnels : TV, journaux, magazines ou radios, ont toujours considéré l’Internet avec dédain et mépris au mieux, comme un concurrent déloyal au pire. Un ersatz de média composé d’auteurs anonymes (en tout cas non reconnus comme tels), sans la moindre déontologie et dépourvus de la moindre capacité d’analyse et de synthèse, cela va de soit.
Les médias traditionnels ont (rappelez-vous) toujours parlé des antiques « pages persos » comme du lieu de rencontre privilégié des pêcheurs à la mouche et du phénomène plus récent des blogs, comme d’un espace réservé aux adolescents en mal de reconnaissance et aux tendances suicidaires. De manière générale lorsqu’on parle de l’Internet, c’est pour en stigmatiser ses perversités : les virus, le spam, le phishing, les téléchargements illégaux, les fausses informations et les déviances de tous poils de certains de ses utilisateurs qui font, en fin de compte, le bonheur des pages « faits-divers » et « justice » de la presse quotidienne et des journaux TV.
Le fait est que de plus de plus de nos concitoyens délaissent les sacro-saints journaux télé (tous quasi identiques) et la presse quotidienne régionale ou nationale pour s’informer par eux-mêmes, à leur rythme en complétant leur réflexion de données glanées ici ou là sur le réseau. Un jour ou l’autre notre « classe médiatique et politique » aura à faire face à un véritable retour de bâton qu’ils n’auront, de fait, pas su anticiper. Le fossé, pour le moment, ne faisant que croître…
Cyril Fiévet, (Pointblog entre autres) et par l’intermédiaire d’Internet-actu.net nous livre ici une analyse pertinente et sans concessions des surprenantes relations qui lient depuis dix ans les médias « établis » au réseau des réseaux.
septembre 1, 2005 dans Humeurs | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack






